Thierno Bocoum appelle au devoir de mémoire…

Pour la célébration du 17ème anniversaire du naufrage du Joola, le devoir de mémoire s’impose. Pour l’ancien député Thierno Bocoum, les Sénégalais doivent tirer des enseignements de ce drame qui les a fait souffrir et qui les a amputés de 1864 âmes.

Avec également comme conséquences, des milliers d’orphelins et de familles traumatisées. Selon Thierno Bocoum, le naufrage du Joola laisse voir une certaine cupidité, une désinvolture face à notre propre sécurité, notre défaut de mémoire et la banalisation de nos erreurs tragiques.

«Le Joola avait mis fin aux transports en commun surchargés, aux pirogues surabondées, aux immeubles défaillants. Il avait installé la peur pour un moment, pour quelques petits mois, mais n’a pas réussi à nous sensibiliser, à nous éduquer, à nous faire changer de comportements», a-t-il relevé avant de se désoler du fait qu’on continue de perdre encore des familles sous des décombres, au fin fond des eaux des fleuves et des mers, sur les routes à cause de notre renoncement à la prévention et à l’anticipation.

«Nous continuons à surcharger nos prisons, nos voitures de transport en commun, nos pirogues et bateaux, à nous exposer tous les jours aux risques de pertes humaines. C’est à croire que nous n’avons tiré aucune leçon du Joola. On ne peut et ne doit pas compter sur le temps pour oublier et faire oublier un naufrage d’une telle ampleur», s’est désolé le président du mouvement Agir.

En définitive, Thierno Bocoum a appelé à continuer de prier pour la mémoire de ces victimes embarquées par milliers (environ 2 000 passagers) pour une capacité maximale de 550 personnes. Il souhaite également un soutien et une assistance pour les familles éplorées.

T W médias / Société

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