Cannes: les couvrent la course à la Palme d’or

Quand des zombies envahissent la Croisette. Avec l’univers étrange d’une apocalypse humoristique (mais peut-être pas que) de The Dead Don’t Die, Jim Jarmusch a transformé, mardi 14 mai au soir, l’ouverture du plus grand festival de cinéma au monde en un happening chic à mourir.

Au-delà du Grand Théâtre Lumière du Festival de Cannes, les morts-vivants du réalisateur américain ont fait frémir et rigoler simultanément les spectateurs de 600 salles de cinéma en France.

Certains diront que depuis la Révolution française, plus jamais on n’a vu autant de têtes coupées sur le territoire français. Car, l’un des enseignements de The Dead Don’t Die est aussi simple que radical : « Les morts ne meurent pas », mais pour en finir avec un zombie, il lui faut trancher la tête. Et chez Jarmusch, beaucoup de morts-vivants peuplent l’écran… Cette orgie de coupeurs de tête, est-ce un hommage caché à la France ? Et que penser du gyrophare qui s’illumine en bleu, blanc, rouge sur le toit de la voiture de police ? Surtout, à quelle révolution assiste-t-on ?

Attiré par les zombies

Film d’horreur ? Comédie ? Western ? Jim Jarmusch brouille les pistes et adore mélanger les genres sur un air de musique country à l’allure punk : The Dead Don’t Die, la chanson titre de Sturgill Simpson, jouée en boucle pour nous amuser et ensorceler en même temps.

Extrêmement concis et immuables, les personnages imaginés par Jarmusch sont dignes d’une gravure sur bois. Adam Driver incarne Ronnie Peterson, un policier flegmatique à mort et justement attiré par les zombies. Tout le contraire de son collègue et supérieur Cliff Robertson (Bill Murray), toujours tenté à tout adoucir et rationaliser pour ne pas sombrer dans la dépression. Quant à Tom Waits, méconnaissable comme Bob l’ermite, il mène sa vie depuis des décennies en forêt, loin de la civilisation, en harmonie avec la nature. C’est lui qui saura le premier interpréter les signaux mystérieux qui n’arrêtent pas d’inquiéter les habitants de Centerville, petit bled de l’Amérique profonde : la montre s’arrête, les vaches disparaissent, les fourmis s’affolent, les oiseaux se taisent. Émergent alors des vibrations lunaires toxiques…

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T W / Culture

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